vendredi 16 février 2007

Premières plantations



Bon, évidemment, on n'en est pas encore à la haie, mais c'est juste le début. Sur la partie invisible de la photo, eucalyptus, laurier-rose, laurier-tin, et d'autres choses encore ont pris déjà place. Ce week end, l'autre moitié sera finie de bêcher, puis nous comblerons les trous de ce que la garrigue va nous offrir. Je suis d'avis de planter "large" la première année puis de combler les "trous" au fur et à mesure. On obtient ainsi une haie variée du meilleur effet. Elle sera encore plus belle si on a pris soin de la rythmer avec des végéraux plus grands : arbres de Judée, forthysia, ou en laissant grandi certains végétaux, tels que le laurier-tin.

Aïe !


S'il y a un arbre que j'adore dans un jardin, c'est bien le salix tortuosa, en clair le saule tortueux. Facile à bouturer, à tailler, je ne saurais me passer de lui. Non seulement il est beau, original avec ses branchez tordues, mais il fait une ombre délicieuse et pour peu qu'il y ait un peu de vent, on ne sera pas pour autant privé de soleil.
Une bouture, issue d'un jardin ami du Tarn, ayant ombragé notre terrasse de l'Anjou en devenant un sujet magnifique - tronc très court et splendide ramure très tourmentée - nous avions évidemment apporté des boutures dans le jardin du Languedoc. Lorsque j'ai quitté ce jardin et la maison fin mai 2002, il était magnifique. La saison des roses prenait fin. Dans cette région si chaude, inutile d'espérer un été très fleuri, mais tout le travail accompli depuis presque 10 ans commençait à se faire sentir. Deux ans plus tard, la maison était vendue.La semaine dernière il me vient donc à l'esprit de m'y rendre pour solliciter ce petit cadeau auprès des nouveaux propriétaires afin d'orner notre nouveau jardin.
Je vais vous dire : il y a des endroits oùl'on ne devrait jamais revenir. Bien qu'étant insensible à la nostalgie, j'avoue que j'ai été assez secouée par l'état dans lequel j'ai retrouvé l'ensemble. Visiblement personne n'a le souci d'en prendre soin. Même l'hiver, mon jardin était beau, différent mais beau. Et propre. Aucun coup de sécateur n'a été donné depuis la vente. Il y a de l'herbe, et de la mauvaise, partout. Le portail est visiblement cassé. Le lieu étant désert,je ne suis pas allée jusqu'à y pénétrer, mais j'ai sorti mon sécateur et j'ai coupé une branche de saule, la seule que j'aie pu atteindre. L'arbre a défoncé le grillage.
Allez, pour ne pas déprimer complétement, une petite photo du jardin quand il était beau et entretenu !

samedi 10 février 2007

Premiers achats


Ah, ça devient sérieux ! Nous avons fait nos premiers achats pour le jardin.
Ayant fait un fiasco total avec nos autres achats ce matin - rupture de stock, bonne affaire qui n'en est finalement pas une - nous avons fini nos courses dans une jardinerie. J'avais repéré quelques végétaux ailleurs, et ils m'avaient semblé fort chers. Là, nous avons trouvé ce que nous souhaitions - sauf que j'ai oublié les cotoneasters - à des prix compététitifs pour de beaux végétaux.
Bon, nous ne sommes que début février, ce n'est pas tout à fait le moment de planter, d'ailleurs le terrain n'est pas prêt. Mais la jardinerie est LE magasin par excellence où il ne faut surtout pas me lâcher, j'achèterais tout ! Ce matin, le coup de coeur a guidé mon choix : un eucalyptus, des lauriers-rose, des photinias, un pittosporum dont la floraison va enchanter mes narines. Un escallonia (photo), dont les souples rameaux vont habiller une bonne surface. Des aubrétias, magnifiques sous tous les climats (j'ai oublié des saponaires) deux iris germanica "de collection" un oeillet mignardise d'un joli rose, très parfumé, des bruyères. De son côté, mon compagnon a investi aussi dans une grande poterie déjà plantée de buis, oeillet de poète, un bel oeillet rouge court sur pattes, un sophora que je vais essayer de bouturer : dans la poterie il restera petit, mais il peut atteindre 2 mètres et sera parfait dans la haie variée. Ailleurs j'ai trouvé un kit de bulbes, avec un patron pour planter harmonieusement.
De retour, il faisait bien trop froid, et il était de toutes façons trop tard pour se mettre au travail. Un plan est nécessaire aussi pour ne rien oublier de ce que je peux planter. Les conifères s'imposent, de même que le romarin, les lavandes qui habillent tellement bien le moindre espace. La garrigue va nous fournir tout ça !

mercredi 7 février 2007

Des roses à profusion




En attendant de vous parler de mon nouveau jardin, fait d'herbe pour l'instant, parlons un peu des anciens. J'ai pris beaucoup de photos et elles me sont précieuses maintenant. Pas seulement pour le souvenir, mais peut-être pour servir d'exemple.
Cette photo présente deux rosiers liane une année après leur plantation. Depuis, leurs longues tiges, guidées et attachées lâchement sur le grillage, se sont rejointes et entremêlées, cachant entièrement la clôture. Derrière la statue : Léontine Gervais, plus loin : Paul Transon. J'ai acquis la première, dont le gros plan vous montre la délicatesse, chez le rosiériste anglais David Austin. Il n'a nul besoin de publicité, mais je vais quand même lui en faire, pour souligner la qualité de ses productions. Un rosier étant manquant dans ma commande, j'avais laissé le choix de le remplacer par un autre et on a pris le soin, outre-Manche, de me questionner en français sur mes goûts et la tonalité des couleurs de mon jardin ! Je m'étais fait plaisir en m'offrant des véritables rosiers anglais, là encore satisfaction totale.

Premiers préparatifs


Nous nous attendions si peu à trouver une maison que nous n'avons pas eu le temps de faire des projets pour un jardin. La maison est neuve, brièvement occupée par quelqu'un qui voyageait beaucoup et n'était pas préoccupé par le jardin. Le propriétaire nous donne carte blanche pour faire ce que nous voulons et nous avons déjà plein d'idées. La semaine dernière nous avons acheté des graines, dont mes préférées : des alysses, et ce matin un pelle-bêche et un râteau. Nous avons déjà le petit outillage de base, notamment d'excellents sécateurs !
La première des choses, et je n'en démordrai jamais, c'est de planter "local". En regardant autour de nous, nous savons déjà ce qui se plaira dans le jardin, et à peu de frais : cyprès, lavandes, romarin, conifères en tous genres, arbres de Judée dont les fossés sont remplis, mimosas mais je me méfie de leurs racines traçantes, lauriers-tin, cystes, voilà quelques unes des "sauvages" que nous trouverons dans la campagne. Chez le pépiniériste, nous aurons le reste : lauriers-rose, photinias et toutes sortes d'arbustes qui se mêlent harmonieusement les uns aux autres, tels que les cotoneasters que je plante systématiquement. Si nous étions vraiment chez nous, j'installerais une roseraie sur le côté de la maison : une structure de bois ou de métal, six rosiers-liane parmi mes préférés (Adélaïde d'Orléans, Félicité et Perpétue, Léontine Gervais...), ceux dont je suis sûre qu'il assurent le spectacle chaque année, même brièvement, des lavandes au pied de chaque rosier et voici un coin facile à chiffrer et à entretenir. Mais il faut renoncer à ce projet, qui plairait certainement à notre propriétaire.
En tous cas, avec l'expérience de deux précédents jardins, je sais qu'il faut peu de choses pour valoriser un coin de verdure, juste un peu d'imagination, une bonne connaissance du développement des végétaux et le tour est joué, comme vous pouvez le voir sur la photo prise dans mon jardin du Languedoc.

mardi 6 février 2007

Jardin et jardinage

Je me suis absolument passionnée la première fois que j'ai eu à aménager et à entretenir un jardin. La terre en était ingrate, en pente, mais avec quelques conseils et beaucoup de travail, j'ai réussi à en faire un endroit agréable.
Cette occupation fut une totale découverte: enfant, je vivais chez mes grands-parents et l'accès au jardin m'était pratiquement interdit. J'aurais pu me salir, ramener de la terre dans la maison. Quelques années plus tard, pendant les vacances, nous avions ma soeur et moi l'autorisation de ramasser le matin les fleurs tombées des mufliers. Il y avait tant de coloris, sans compter que ces fleurs étaient intactes, qu'avec notre imagination fertile nous jouions toute la journée avec. On organisait des bals, des défilés, on s'amusait vraiment beaucoup avec peu de choses. Depuis je ne peux voir de muffliers sans repenser à ces temps bénis de l'enfance où on s'amuse vraiment d'un rien.
Un peu plus tard, mes parents firent l'acquisition d'une petite maison dans la vallée de Chevreuse. Je rechignais à arracher de l'herbe, d'ailleurs je ne comprenais même pas pourquoi on me le demandait puisque notre voisin entretenait le jardin. Une ou deux fois plus tard, j'ai eu l'occasion d'habiter une maison, mais à part manger dehors, je ne trouvais pas d'intérêt à faire du jardin un petit coin sympathique. Un arbre pour faire de l'ombre, une rangée d'iris, et c'est vraiment tout ce que j'appréciais dans cet espace vert.
Depuis heureusement les choses ont changé. J'ai eu un, puis un autre jardin. Le dernier, situé dans le Languedoc, m'a valu de grandes félicitations d'amies anglaises, et dieu sait si elles sont douées ! Je n'aurais pas eu l'idée de faire un blog sur ce sujet si, après plusieurs séjours en appartement, je ne me retrouvais de nouveau dans une maison, avec la bénédiction du propriétaire pour faire un jardin... On va donc parler dans le désordre jardinage, plantations, entretien, annuelles, arbustes, pucerons, etc, tout ce que j'aime !