dimanche 25 février 2007

Pierre de Ronsard



Mignonne allons voir si la rose...eh bien le rosier Pierre de Ronsard m'a fait rêver, et encore bien davantage lorsque l'ayant vu en pleines fleurs chez un voisin, j'ai décidé d'en planter un.
Lorsqu'un rosier est en boutons, on attend les fleurs et l'on est rarement déçu. Lorsqu'on attend la floraison des boutons de Pierre de Ronsard, on se demande d'abord s'il vont arriver à maturité - ils ont une teinte verdâtre qui n'est pas très séduisante. Et lorsque la fleur est là, géante, compacte, on se demande encore comment ce bouton, certes assez gros, a pu donner naissance à une telle merveille.
Et rustique avec ça, le rosier ! Pas de maladie, pas de bestioles. Tiens, c'est comme le lévrier : on croit que c'est un chien de salon jusqu'à ce qu'on le voit rentrer du jardin couvert de boue. De la même manière, on pense que Pierre de Ronsard, avec la délicatesse et l'élégance de sa floraison va être un sujet fragile, que nenni ! (c'était l'occasion de placer cette dénégation!). Promis, je le replante à la première occasion !

Une faute de goût


Je n'ai pas eu que de bonnes idées dans mon précédent jardin, témoin en plein milieu de l'escalier, cette gaillarde - la plante porte bien son nom ! - "flashy" qui a complètement détonné avec les autres fleurs. Eh oui, de temps en temps on se laisse attendrir par une plante, elle arrive en petit conteneur, pas fleurie, on la met en terre et on l'oublie...le temps de planter autre chose dans des teintes qui vont jurer avec elle. Quelques fois, la plante crève et on respire en disant : plus jamais. Mais la gaillarde est une vivace, et une vivace...gaillarde, je vous le disais. Je l'ai arrachée, mais elle s'était ressemée. Je n'aime pas ça mais je vous jure que je n'ai laissé à aucun de ses semis une chance de fleurir !

A planter les yeux fermés !




Une règle incontournable pour moi : planter les rosiers bas par trois, en triangle. C'est à cette seule condition qu'ils feront volume et que vous aurez une jolie scène fleurie.

Le rosier ci-dessus n'a pas bénéficié d'une publicité fracassante et pourtant, quelle variété ! Il s'agit de "Charles Aznavour" pour lequel j'ai fait une publicité d'enfer autour de moi tant j'en étais satisfaite : on pourrait mettre ses délicates fleurs dans un bouquet de mariée, d'ailleurs voyez comme les boutons à peine entrouverts feraient de l'effet dans une telle composition. Les fleurs s'épanouissent ensuite en prenant de jolies teintes plus pâles que le bouton, mais dans la même tonalité. Si vous cliquez sur les photos, vous allez être enchantés !

J'ajoute, pour vous inciter à le planter chez vous, que jamais je n'ai vu sur ces rosiers de pucerons, d'oïdium, ou de ces infâmes taches noires qui aboutissent à la chute des feuilles. Et que, avantage suprême et si j'ai bonne mémoire, le rosier est "auto-nettoyant", c'est à dire qu'il n'est nul besoin de couper les fleurs fanées : les pétales tombent, entrainant à terme le pied de la fleur.

La même, en plus grand



Deux marches plus haut, une scène confectionnée de mes blanches mains et qui a donné naissance par ressemage au petit assemblage ci-dessous. Ces petites cohabitations sont extrêmement gratifiantes, faciles à réaliser et habillent n'importe quelle petite surface : pendant que les plantes sont là, très serrées, les mauvaises herbes oublient de pousser...

Une petite scène estivale


On se demande quelques fois pourquoi on se casse tant la tête à assembler des végétaux quand il se débrouillent si bien tous seuls ! Pour preuve la photo ci-dessus qui mêle un pied de thym, des ficoïdes et un gazania, trois plantes qui se sont associées spontanément dans une petite poche de terre le long d'un escalier ensolleillé. Je ne suis intervenue que pour prendre une photo !

vendredi 23 février 2007

Une indésirable au jardin !


La voilà, l'ennemie du jardin et des plantations, ma petite Bragance, 5 mois tout ronds et des bêtises sans arrêt ! Nous nous félicitions ce matin de ce qu'elle n'avait arraché que des choses en pot (deux plantes crevées, d'ailleurs) sans toucher aux arbustes nouvellement plantés, jusqu'à ce que nous trouvions un petit sapin dans l'herbe, et ce matin, une bruyère qu'elle trainait à travers le jardin. Fessée, pas de câlins, quelle vilaine! Mais que pourrais-je bien employer comme répulsif pour tenir cette chipie à l'écart des plantes ?

jeudi 22 février 2007

Queen Adélaïde



Lorsque la maison a été achetée en 1992, elle n'était pas terminée mais il y avait déjà quelques plantations : une magnifique haie de lauriers-rose, un albizzia, deux haies de thuyas, des pittosporums, un palmier et quelques rosiers, notamment celui ci-dessus. La rusticité de son feuillage et la beauté de ses fleurs m'ont fait rechercher sa variété et bien que je n'en sois pas exactement certaine, je l'ai identifié comme étant "Queen Adelaïde". Je n'ai retrouvé nulle part sous autre appellation ce gros chou - certaines fleurs font plus de 15 cm de diamètre - d'un rose bleuté, aux pétales dentelés. Les quelques rosiers de ce massif m'ont donné d'ailleurs bien des satisfactions, même le très rigide mais si fiable "Queen Elizabeth", une variété incontournable dans un jardin.

lundi 19 février 2007

Une plante à adopter absolument !

Contre-champ de la photo précédente avec deux plantes parmi mes préférées : un géranium vivace au milieu, un ficoïde un peu sur la gauche et tout à fait à gauche un rosier (de chez Jacques Briant je crois, j'attends le catalogue et je confirmerai la provenance et le nom) dont le rose "dragée" m'a enchantée. Ces plantes font partie avec d'autres des deux plates-bandes qui entourent l'escalier romain de la piscine, lesquelles plates-bandes sont séparées par une petite allée de gravier. Au premier plan, la saponaire est déjà défleurie. Je remarque qu'en fond figure déjà l'affreux garage de nos voisins qui avaient détruit une haie bien agréable pour construire cette horreur...
Pour en revenir au géranium vivace, l'indispensable du titre, celui-ci est le célébrissime "Johnson's Blue", plus violet que bleu d'ailleurs, mais d'une extraordinaire résistance. Cette plante rejoindra mon nouveau jardin, dans cette variété et dans la variété rose.
Une scène fleurie comme celle-ci ne s'obtient pas en une année ni même en deux, mais peut quand même exister assez rapidement en plantant "serré". Tout se taille ! On peut donc facilement maîtriser une exubérante qui aurait tendance à étouffer ses voisines. Pour cette scène de plate-bande, j'ai commencé par planter les rosiers, dont j'imaginais facilement quelle place ils allaient prendre. J'ai ensuite placé les grandes touffes qui fleurissent jaune et dont le nom m'échappe pour l'instant. Puis de l'herbe à chat. Je n'en aime pas l'odeur, mais les touffes s'étalent et fleurissent. Et enfin j'ai bouché les trous : ficoïdes, géraniums vivaces, et puisqu'il restait encore de la place, j'ai comblé avec quelques pinceées de graines d'alysses, dont le délicieux parfum de miel est un enchantement.
Je vous recommande chaudement le lien ci-dessus pour étoffer votre connaissance des plantes.


samedi 17 février 2007

Des plantes indispensables


Depuis mon jardin d'Anjou, je ne peux me passer des plantes couvre-sol telles que le saponaire et l'aubrétia. J'ai eu en Anjou des cascades de fleurs inouïes, ma voisine d'en face me disait que les gens s'arrêtaient au portail pour regarder. Gratifiant, non ?
Dans le Languedoc, ça pousse aussi. Nous avions créé un escalier pour relier l'allée du garage au rez-de-chaussée de la maison. Le saponaire a donc trouvé sa place pour la déco. Il est parfait aussi en bouche-trou dans des massifs un peu dégarnis. En plus il se ressème !

Waouh !



J'ai reçu au courrier d'hier le catalogue du rosiériste David Austin. Une merveille, comme d'habitude, sublimes photos et quand on connait la qualité de ses productions, on est assuré d'avoir les même à la maison.
Je me suis évidemment précipitée sur les rosiers-liane, une variété que j'aime beaucoup et dont la diversité permet maintenant de créer une chose qui me fait drôlement envie : une roseraie sur structure bois ou métal sur le côté de la maison.
La question que je me pose est la suivante (laissons de côté le montant de la structure et des rosiers, je me limiterais à 6 rosiers dont 4 que je connais bien) : étant locataire, dois-je me lancer dans cette installation ? La question ne se pose pas pour l'instant, bien que ce serait le moment de planter. Bon je vais continuer derêver et qui sait ?
Je trouverais certainement le temps de préparer un petit coin pour le rosier ci-dessus : Pierre de Ronsard. Il y a bien des merveilles chez les roses, et celle-là en fait assurément partie.

vendredi 16 février 2007

Premières plantations



Bon, évidemment, on n'en est pas encore à la haie, mais c'est juste le début. Sur la partie invisible de la photo, eucalyptus, laurier-rose, laurier-tin, et d'autres choses encore ont pris déjà place. Ce week end, l'autre moitié sera finie de bêcher, puis nous comblerons les trous de ce que la garrigue va nous offrir. Je suis d'avis de planter "large" la première année puis de combler les "trous" au fur et à mesure. On obtient ainsi une haie variée du meilleur effet. Elle sera encore plus belle si on a pris soin de la rythmer avec des végéraux plus grands : arbres de Judée, forthysia, ou en laissant grandi certains végétaux, tels que le laurier-tin.

Aïe !


S'il y a un arbre que j'adore dans un jardin, c'est bien le salix tortuosa, en clair le saule tortueux. Facile à bouturer, à tailler, je ne saurais me passer de lui. Non seulement il est beau, original avec ses branchez tordues, mais il fait une ombre délicieuse et pour peu qu'il y ait un peu de vent, on ne sera pas pour autant privé de soleil.
Une bouture, issue d'un jardin ami du Tarn, ayant ombragé notre terrasse de l'Anjou en devenant un sujet magnifique - tronc très court et splendide ramure très tourmentée - nous avions évidemment apporté des boutures dans le jardin du Languedoc. Lorsque j'ai quitté ce jardin et la maison fin mai 2002, il était magnifique. La saison des roses prenait fin. Dans cette région si chaude, inutile d'espérer un été très fleuri, mais tout le travail accompli depuis presque 10 ans commençait à se faire sentir. Deux ans plus tard, la maison était vendue.La semaine dernière il me vient donc à l'esprit de m'y rendre pour solliciter ce petit cadeau auprès des nouveaux propriétaires afin d'orner notre nouveau jardin.
Je vais vous dire : il y a des endroits oùl'on ne devrait jamais revenir. Bien qu'étant insensible à la nostalgie, j'avoue que j'ai été assez secouée par l'état dans lequel j'ai retrouvé l'ensemble. Visiblement personne n'a le souci d'en prendre soin. Même l'hiver, mon jardin était beau, différent mais beau. Et propre. Aucun coup de sécateur n'a été donné depuis la vente. Il y a de l'herbe, et de la mauvaise, partout. Le portail est visiblement cassé. Le lieu étant désert,je ne suis pas allée jusqu'à y pénétrer, mais j'ai sorti mon sécateur et j'ai coupé une branche de saule, la seule que j'aie pu atteindre. L'arbre a défoncé le grillage.
Allez, pour ne pas déprimer complétement, une petite photo du jardin quand il était beau et entretenu !

samedi 10 février 2007

Premiers achats


Ah, ça devient sérieux ! Nous avons fait nos premiers achats pour le jardin.
Ayant fait un fiasco total avec nos autres achats ce matin - rupture de stock, bonne affaire qui n'en est finalement pas une - nous avons fini nos courses dans une jardinerie. J'avais repéré quelques végétaux ailleurs, et ils m'avaient semblé fort chers. Là, nous avons trouvé ce que nous souhaitions - sauf que j'ai oublié les cotoneasters - à des prix compététitifs pour de beaux végétaux.
Bon, nous ne sommes que début février, ce n'est pas tout à fait le moment de planter, d'ailleurs le terrain n'est pas prêt. Mais la jardinerie est LE magasin par excellence où il ne faut surtout pas me lâcher, j'achèterais tout ! Ce matin, le coup de coeur a guidé mon choix : un eucalyptus, des lauriers-rose, des photinias, un pittosporum dont la floraison va enchanter mes narines. Un escallonia (photo), dont les souples rameaux vont habiller une bonne surface. Des aubrétias, magnifiques sous tous les climats (j'ai oublié des saponaires) deux iris germanica "de collection" un oeillet mignardise d'un joli rose, très parfumé, des bruyères. De son côté, mon compagnon a investi aussi dans une grande poterie déjà plantée de buis, oeillet de poète, un bel oeillet rouge court sur pattes, un sophora que je vais essayer de bouturer : dans la poterie il restera petit, mais il peut atteindre 2 mètres et sera parfait dans la haie variée. Ailleurs j'ai trouvé un kit de bulbes, avec un patron pour planter harmonieusement.
De retour, il faisait bien trop froid, et il était de toutes façons trop tard pour se mettre au travail. Un plan est nécessaire aussi pour ne rien oublier de ce que je peux planter. Les conifères s'imposent, de même que le romarin, les lavandes qui habillent tellement bien le moindre espace. La garrigue va nous fournir tout ça !

mercredi 7 février 2007

Des roses à profusion




En attendant de vous parler de mon nouveau jardin, fait d'herbe pour l'instant, parlons un peu des anciens. J'ai pris beaucoup de photos et elles me sont précieuses maintenant. Pas seulement pour le souvenir, mais peut-être pour servir d'exemple.
Cette photo présente deux rosiers liane une année après leur plantation. Depuis, leurs longues tiges, guidées et attachées lâchement sur le grillage, se sont rejointes et entremêlées, cachant entièrement la clôture. Derrière la statue : Léontine Gervais, plus loin : Paul Transon. J'ai acquis la première, dont le gros plan vous montre la délicatesse, chez le rosiériste anglais David Austin. Il n'a nul besoin de publicité, mais je vais quand même lui en faire, pour souligner la qualité de ses productions. Un rosier étant manquant dans ma commande, j'avais laissé le choix de le remplacer par un autre et on a pris le soin, outre-Manche, de me questionner en français sur mes goûts et la tonalité des couleurs de mon jardin ! Je m'étais fait plaisir en m'offrant des véritables rosiers anglais, là encore satisfaction totale.

Premiers préparatifs


Nous nous attendions si peu à trouver une maison que nous n'avons pas eu le temps de faire des projets pour un jardin. La maison est neuve, brièvement occupée par quelqu'un qui voyageait beaucoup et n'était pas préoccupé par le jardin. Le propriétaire nous donne carte blanche pour faire ce que nous voulons et nous avons déjà plein d'idées. La semaine dernière nous avons acheté des graines, dont mes préférées : des alysses, et ce matin un pelle-bêche et un râteau. Nous avons déjà le petit outillage de base, notamment d'excellents sécateurs !
La première des choses, et je n'en démordrai jamais, c'est de planter "local". En regardant autour de nous, nous savons déjà ce qui se plaira dans le jardin, et à peu de frais : cyprès, lavandes, romarin, conifères en tous genres, arbres de Judée dont les fossés sont remplis, mimosas mais je me méfie de leurs racines traçantes, lauriers-tin, cystes, voilà quelques unes des "sauvages" que nous trouverons dans la campagne. Chez le pépiniériste, nous aurons le reste : lauriers-rose, photinias et toutes sortes d'arbustes qui se mêlent harmonieusement les uns aux autres, tels que les cotoneasters que je plante systématiquement. Si nous étions vraiment chez nous, j'installerais une roseraie sur le côté de la maison : une structure de bois ou de métal, six rosiers-liane parmi mes préférés (Adélaïde d'Orléans, Félicité et Perpétue, Léontine Gervais...), ceux dont je suis sûre qu'il assurent le spectacle chaque année, même brièvement, des lavandes au pied de chaque rosier et voici un coin facile à chiffrer et à entretenir. Mais il faut renoncer à ce projet, qui plairait certainement à notre propriétaire.
En tous cas, avec l'expérience de deux précédents jardins, je sais qu'il faut peu de choses pour valoriser un coin de verdure, juste un peu d'imagination, une bonne connaissance du développement des végétaux et le tour est joué, comme vous pouvez le voir sur la photo prise dans mon jardin du Languedoc.

mardi 6 février 2007

Jardin et jardinage

Je me suis absolument passionnée la première fois que j'ai eu à aménager et à entretenir un jardin. La terre en était ingrate, en pente, mais avec quelques conseils et beaucoup de travail, j'ai réussi à en faire un endroit agréable.
Cette occupation fut une totale découverte: enfant, je vivais chez mes grands-parents et l'accès au jardin m'était pratiquement interdit. J'aurais pu me salir, ramener de la terre dans la maison. Quelques années plus tard, pendant les vacances, nous avions ma soeur et moi l'autorisation de ramasser le matin les fleurs tombées des mufliers. Il y avait tant de coloris, sans compter que ces fleurs étaient intactes, qu'avec notre imagination fertile nous jouions toute la journée avec. On organisait des bals, des défilés, on s'amusait vraiment beaucoup avec peu de choses. Depuis je ne peux voir de muffliers sans repenser à ces temps bénis de l'enfance où on s'amuse vraiment d'un rien.
Un peu plus tard, mes parents firent l'acquisition d'une petite maison dans la vallée de Chevreuse. Je rechignais à arracher de l'herbe, d'ailleurs je ne comprenais même pas pourquoi on me le demandait puisque notre voisin entretenait le jardin. Une ou deux fois plus tard, j'ai eu l'occasion d'habiter une maison, mais à part manger dehors, je ne trouvais pas d'intérêt à faire du jardin un petit coin sympathique. Un arbre pour faire de l'ombre, une rangée d'iris, et c'est vraiment tout ce que j'appréciais dans cet espace vert.
Depuis heureusement les choses ont changé. J'ai eu un, puis un autre jardin. Le dernier, situé dans le Languedoc, m'a valu de grandes félicitations d'amies anglaises, et dieu sait si elles sont douées ! Je n'aurais pas eu l'idée de faire un blog sur ce sujet si, après plusieurs séjours en appartement, je ne me retrouvais de nouveau dans une maison, avec la bénédiction du propriétaire pour faire un jardin... On va donc parler dans le désordre jardinage, plantations, entretien, annuelles, arbustes, pucerons, etc, tout ce que j'aime !