dimanche 25 février 2007
Pierre de Ronsard
Une faute de goût
A planter les yeux fermés !

Une règle incontournable pour moi : planter les rosiers bas par trois, en triangle. C'est à cette seule condition qu'ils feront volume et que vous aurez une jolie scène fleurie.
Le rosier ci-dessus n'a pas bénéficié d'une publicité fracassante et pourtant, quelle variété ! Il s'agit de "Charles Aznavour" pour lequel j'ai fait une publicité d'enfer autour de moi tant j'en étais satisfaite : on pourrait mettre ses délicates fleurs dans un bouquet de mariée, d'ailleurs voyez comme les boutons à peine entrouverts feraient de l'effet dans une telle composition. Les fleurs s'épanouissent ensuite en prenant de jolies teintes plus pâles que le bouton, mais dans la même tonalité. Si vous cliquez sur les photos, vous allez être enchantés !
J'ajoute, pour vous inciter à le planter chez vous, que jamais je n'ai vu sur ces rosiers de pucerons, d'oïdium, ou de ces infâmes taches noires qui aboutissent à la chute des feuilles. Et que, avantage suprême et si j'ai bonne mémoire, le rosier est "auto-nettoyant", c'est à dire qu'il n'est nul besoin de couper les fleurs fanées : les pétales tombent, entrainant à terme le pied de la fleur.
La même, en plus grand
Deux marches plus haut, une scène confectionnée de mes blanches mains et qui a donné naissance par ressemage au petit assemblage ci-dessous. Ces petites cohabitations sont extrêmement gratifiantes, faciles à réaliser et habillent n'importe quelle petite surface : pendant que les plantes sont là, très serrées, les mauvaises herbes oublient de pousser...
Une petite scène estivale
vendredi 23 février 2007
Une indésirable au jardin !
jeudi 22 février 2007
Queen Adélaïde


lundi 19 février 2007
Une plante à adopter absolument !
Pour en revenir au géranium vivace, l'indispensable du titre, celui-ci est le célébrissime "Johnson's Blue", plus violet que bleu d'ailleurs, mais d'une extraordinaire résistance. Cette plante rejoindra mon nouveau jardin, dans cette variété et dans la variété rose.
Une scène fleurie comme celle-ci ne s'obtient pas en une année ni même en deux, mais peut quand même exister assez rapidement en plantant "serré". Tout se taille ! On peut donc facilement maîtriser une exubérante qui aurait tendance à étouffer ses voisines. Pour cette scène de plate-bande, j'ai commencé par planter les rosiers, dont j'imaginais facilement quelle place ils allaient prendre. J'ai ensuite placé les grandes touffes qui fleurissent jaune et dont le nom m'échappe pour l'instant. Puis de l'herbe à chat. Je n'en aime pas l'odeur, mais les touffes s'étalent et fleurissent. Et enfin j'ai bouché les trous : ficoïdes, géraniums vivaces, et puisqu'il restait encore de la place, j'ai comblé avec quelques pinceées de graines d'alysses, dont le délicieux parfum de miel est un enchantement.
Je vous recommande chaudement le lien ci-dessus pour étoffer votre connaissance des plantes.
samedi 17 février 2007
Des plantes indispensables

Waouh !
vendredi 16 février 2007
Premières plantations
Bon, évidemment, on n'en est pas encore à la haie, mais c'est juste le début. Sur la partie invisible de la photo, eucalyptus, laurier-rose, laurier-tin, et d'autres choses encore ont pris déjà place. Ce week end, l'autre moitié sera finie de bêcher, puis nous comblerons les trous de ce que la garrigue va nous offrir. Je suis d'avis de planter "large" la première année puis de combler les "trous" au fur et à mesure. On obtient ainsi une haie variée du meilleur effet. Elle sera encore plus belle si on a pris soin de la rythmer avec des végéraux plus grands : arbres de Judée, forthysia, ou en laissant grandi certains végétaux, tels que le laurier-tin.
Aïe !

samedi 10 février 2007
Premiers achats

mercredi 7 février 2007
Des roses à profusion


Premiers préparatifs

La première des choses, et je n'en démordrai jamais, c'est de planter "local". En regardant autour de nous, nous savons déjà ce qui se plaira dans le jardin, et à peu de frais : cyprès, lavandes, romarin, conifères en tous genres, arbres de Judée dont les fossés sont remplis, mimosas mais je me méfie de leurs racines traçantes, lauriers-tin, cystes, voilà quelques unes des "sauvages" que nous trouverons dans la campagne. Chez le pépiniériste, nous aurons le reste : lauriers-rose, photinias et toutes sortes d'arbustes qui se mêlent harmonieusement les uns aux autres, tels que les cotoneasters que je plante systématiquement. Si nous étions vraiment chez nous, j'installerais une roseraie sur le côté de la maison : une structure de bois ou de métal, six rosiers-liane parmi mes préférés (Adélaïde d'Orléans, Félicité et Perpétue, Léontine Gervais...), ceux dont je suis sûre qu'il assurent le spectacle chaque année, même brièvement, des lavandes au pied de chaque rosier et voici un coin facile à chiffrer et à entretenir. Mais il faut renoncer à ce projet, qui plairait certainement à notre propriétaire.
En tous cas, avec l'expérience de deux précédents jardins, je sais qu'il faut peu de choses pour valoriser un coin de verdure, juste un peu d'imagination, une bonne connaissance du développement des végétaux et le tour est joué, comme vous pouvez le voir sur la photo prise dans mon jardin du Languedoc.
mardi 6 février 2007
Jardin et jardinage
Cette occupation fut une totale découverte: enfant, je vivais chez mes grands-parents et l'accès au jardin m'était pratiquement interdit. J'aurais pu me salir, ramener de la terre dans la maison. Quelques années plus tard, pendant les vacances, nous avions ma soeur et moi l'autorisation de ramasser le matin les fleurs tombées des mufliers. Il y avait tant de coloris, sans compter que ces fleurs étaient intactes, qu'avec notre imagination fertile nous jouions toute la journée avec. On organisait des bals, des défilés, on s'amusait vraiment beaucoup avec peu de choses. Depuis je ne peux voir de muffliers sans repenser à ces temps bénis de l'enfance où on s'amuse vraiment d'un rien.
Un peu plus tard, mes parents firent l'acquisition d'une petite maison dans la vallée de Chevreuse. Je rechignais à arracher de l'herbe, d'ailleurs je ne comprenais même pas pourquoi on me le demandait puisque notre voisin entretenait le jardin. Une ou deux fois plus tard, j'ai eu l'occasion d'habiter une maison, mais à part manger dehors, je ne trouvais pas d'intérêt à faire du jardin un petit coin sympathique. Un arbre pour faire de l'ombre, une rangée d'iris, et c'est vraiment tout ce que j'appréciais dans cet espace vert.
Depuis heureusement les choses ont changé. J'ai eu un, puis un autre jardin. Le dernier, situé dans le Languedoc, m'a valu de grandes félicitations d'amies anglaises, et dieu sait si elles sont douées ! Je n'aurais pas eu l'idée de faire un blog sur ce sujet si, après plusieurs séjours en appartement, je ne me retrouvais de nouveau dans une maison, avec la bénédiction du propriétaire pour faire un jardin... On va donc parler dans le désordre jardinage, plantations, entretien, annuelles, arbustes, pucerons, etc, tout ce que j'aime !